ET L'ORAGE PRIS SES LARMES
Il attendait, qu’enfin, se couche le soleil,
Que les murs soient couverts des antiques ténèbres
Annihilant ainsi, de ses yeux, les merveilles
L’enveloppant alors de désespoir funèbre.
Le jour s’en est allé de son plus beau sourire
Succédé par le gris qu’apporte les nuages
Et la pluie perlait autant que de la cire
De cet ultime feu qui consumait leurs pages.
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Il attendait, encor, dans la nuit passagère
Que giclent les éclairs suivis de leurs tambours
Ouvrant à la volée les portes de l’Enfer
Le menant au fin fond de son cachot, sa tour.
La nuit persistait dans sa robe d’ébène
Croupit dans les recoins de paupières émues
Et le froid innocent devenait le mécène
D’une humble tragédie jetée à l’inconnu.
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Il attendait, toujours, le chaos magnifique
Que l’hier soit demain soustrait de son boulet
Consolant l’aujourd’hui d’une larme atomique
Le blasant après coup de l’erreur agrée.
Le néant combla les lieux de l’exutoire
Content de ce regard d’un homme épris de doute
Et dont les lourds sanglots ne sont plus qu’idées noires
De cet orage absent, il n’oublie pas sa route.
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25.07.2006 - Le Géomancien
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